Mais qu'est-ce?

Histoire histrionique est un blog avec lequel j’aborde diverses anecdotes historiques d’une façon… D’une certaine façon en tout cas. En général, les faits présentés devraient être véritables. En revanche, j'hésiterais à utiliser ce blog comme référence pour votre thèse.

12.3.09

Si seulement Hitler avait été un meilleur écrivain...

(Avant de commencer, je vous rappelle de participer à mon sondage (à la droite de cet article), à moins que vous l’ayez déjà fait. Si vous le faites, ne paniquez pas si vous ne voyez pas le résultat immédiatement, le système semble prendre du temps à réagir…)

En 1923, Hitler et son NSDAP firent une tentative de coup d’État pour prendre le contrôle de l’Allemagne; le plan fût un échec plus ou moins lamentable, mais c’était une graine qui allait germer... Hitler fût arrêté sous un chef d’accusation de haute trahison. Ceci étant dit, sa popularité grandit énormément lors du procès louche qu’il utilisa comme tribune pour parler sans interruption sur sa défense et ses idées. Il passa quand même quelques mois en prison en 1924 et c’est là qu’il commença à dicter «Mein Kampf» à Rudolf Hess (qui fera sûrement, à lui seul, l’objet d’une chronique!). C’est le livre qui allait devenir la Bible imposée aux Allemands. «Mein Kampf» veut dire « mon combat», c’est le titre que l’éditeur a choisi après avoir refusé le titre proposé par Hitler: «Quatre années et demi (de combat) contre les mensonges, la stupidité et la lâcheté» (sans farces). J’aime particulièrement le «de combat» entre parenthèses. Il faut croire qu’Hitler n’avait pas encore suivi son cours «Marketing Nazi 203».

Sérieusement, imaginez-vous en 1925, sans savoir ce que Hitler allait faire… C’est presque possible de le voir comme étant charismatique.

Le livre s’est très bien vendu. Hitler s’acheta une Mercedes alors qu’il était encore en prison et réussit à payer toutes ses dettes. Même plus vieux, il continuait son train de vie grâce aux ventes de «Mein Kampf».

"Georges, est-ce que tu es certain que t’as pas une autre idée de concept pub?"

En théorie, tout le monde avait lu Mein Kampf, en réalité… Bof… Le livre est un interminable amas de chialeries étalées sur deux volumes et 27 chapitres. Même Benito Mussolini, l’autre grand fasciste, n’a pas réussi à finir le livre et l’a décrit comme étant emmerdant et rempli de stéréotypes.

C’est peut-être parce que, en cachette, personne n’avait eu la patience de lire «Mein Kampf» que les acteurs de la Deuxième Guerre n’ont pas vu venir les événements… Pourtant, le plan de Hitler est écrit en grosses lettres dans le livre. C’est à un point tel où je me dis que dans les années menant vers 1939, Hitler devait regretter d’avoir écrit «Mein Kampf» et devait se dire «merde, j’ai déjà tout expliqué mon plan, je n’ai pas l’élément de surprise!». Heureusement pour lui, il semble que «Mein Kampf» soit tellement plate que personne ne l’avait lu.

Churchill se réjouit après avoir reçu «Mein Kampf» comme cadeau de fête.

Sérieusement, Hitler parle de la «destinée historique» de l’Allemagne, qui est de combattre le judaïsme et le communisme, de reprendre possession des terres «germaniques» (genre Autriche, Tchécoslovaquie, Pologne, Alsace…) et d’éliminer les pays qui s’opposeraient à son plan, particulièrement la France de qui il veut se venger.

1935:
«- Euh, Hitler est en train de réarmer l’Allemagne, et ce malgré l’interdiction suivant la Première Guerre mondiale…
- Bon bon bon… Qu’est-ce que tu veux qu’il fasse? En passant, as-tu un quelque chose à mettre en dessous d’une patte de tablette? C’est que ma tablette n’arrête pas de shaker…
- Tiens…»

1936 :
«- Euh, Hitler est en train de remilitariser le Rhin, dans l’ouest de l’Allemagne, malgré l’interdiction…
- Hmmm… c’est pas bon signe, je me demande quel est son plan…»

1938:
«- Euh, Hitler vient d’annexer l’Autriche à l’Allemagne avec des politicailleries pas très catholiques…
- Merde merde merde… Bon, il n’ira sûrement pas plus loin, ça fait plusieurs années qu’on le surveille… Il vient de briser sa parole de façon vraiment intense… Mais bon… Il n’aurait pas l’audace de… »

Un peu plus tard la même année…
«- Euh, Hitler tente d’annexer la Tchécoslovaquie…
- Hein?! Bon… calmons-le une dernière fois… On le laisse faire… Je ne vois vraiment pas pourquoi ça irait plus loin… »

1939:
«- Euh, Hitler vient d’envahir la Pologne
- Ben là… Ok faut déclarer la guerre… Je comprends vraiment pas ce qu’il essaie de faire»

1940:
«- Euh, Hitler vient de faire son Blitzkrieg vers la France et a capturé Paris!
- Qui l’eut cru!»

1944:
«- Euh, apparemment qu’il y a des camps de concentration où Hitler extermine des gens, surtout des juifs, mais aussi des Slaves et des communistes, et des Slaves juifs communistes (quand les dés ne sont pas en ta faveur…)
- Voyons donc!»

1945 :
«- Hitler est mort.
- Ayoye, y’en avait dedans l’père…
Un homme cri dehors :
- Livraison des nouvelles tablettes!
- Oh yeah! Hey c’est quoi ça? Mein Kampf? Y’en a un qui a lu ça?»


La vérité est, bien entendu, beaucoup plus compliquée. Mises à part les conneries les plus évidentes, on reconnaît à «Mein Kampf» plusieurs mensonges sur certains faits (particulièrement sur la jeunesse de Hitler, il romance un peu le tout…) et donc ce devait être un peu tordu de mettre de l’ordre dans le charabia. De plus, plusieurs traductions disponibles à l’époque omettaient certains des commentaires les plus racistes pour ne pas offenser le lectorat. Encore un bel exemple de l’utilité de la censure… Merci de m’avoir épargné la vérité! Aussi, Hitler n’était pas du tout chaud à l’idée que ses livres soient traduits… Particulièrement en français, considérant qu’il explique assez clairement que pour que son idéal germanique puisse exister, la France devait être éliminée.

En fait, la seule chose qui ne semble pas aller comme prévu est que Hitler n’avait aucune envie de faire la guerre à l’Angleterre (et aux États-Unis). Il expliquait même clairement que ses alliées seraient l’Italie ET la Grande-Bretagne… Oups.

Il reste que plusieurs lecteurs modernes seront surpris à la lecture de ce livre qui semble assez bien prédire ce qui allait se passer…

25.2.09

Tycho Brahe: un nez, un nain et un élan

Le noble Tycho Brahe était un astronome danois vivant à cette époque où les hautes sphères ne prenaient pas le conseil «cache ton cou si tu veux pas poigner une grippe» à la légère. Non mais sérieusement, essayez de trouver une image de Tycho Brahe où l’on peut voir son cou…

C’est tu correct grand’m’man?

D’ailleurs, ma mère m’a acheté un col roulé à Noël pour protéger mon petit cou fragile. Est-ce qu’on est supposé étirer ça avant de le mettre? Parce que là, il me semble que c’est pas mal serré un col roulé. Faut croire que je n’ai pas trop d’expérience avec ça. Quand je l’ai enfilé l’autre jour, j’ai comme eu l’impression d’être en train de naître.

Ok, fermons la parenthèse…

Alors cette époque des cous gênés, c’était le 16e siècle (Tycho: 1546-1601). C’était une ère faste pour l’astronomie avec Copernic avant Tycho, et l’ami Johannes Kepler qui allait succéder à Tycho de façon brillante. Bien que Tycho ait travaillé fort pour réconcilier les différents modèles astronomiques existants à son époque, c’est surtout à cause de l’ampleur et de la grande précision de son catalogue d’astres analysés qu’on le félicite. C’est sur les données de Tycho Brahe que Kepler s’est basé pour créer sa théorie du mouvement des planètes, un avancement extrêmement important pour Newton qui allait suivre…

Répétons que Tycho Brahe était un noble, et précisons que son observatoire était un énorme palais appelé «l’Uraniborg» (toute résistance est futile, capitaine Picard). Le palais coûta 1% du budget danois à lui seul et aurait rendu René Angélil rouge de jalousie (est-ce que la jalousie c’est jaune, rouge ou vert?). Il fût détruit en 1601 lors d’un autre bon «move» de l’histoire de l’humanité.

L’Uraniborg. Pas dans l’image: les énormes jardins entourant le palais.

Ceci est bien beau, mais Tycho est aussi connu pour une autre raison tout à fait impertinente; son nez. Voyez-vous, ces années ne sont pas seulement reconnues pour l’intensité de leurs cols roulés, elles sont aussi reconnues pour l’intensité de l’orgueil des gens. Moi, il me semble qu’à 20 ans, si je n’avais pas été d’accord avec un autre étudiant de mon université sur un sujet quelconque, j’aurais, comme Tycho, décidé de régler le tout avec un duel de rapières, quitte à perdre la moitié de mon nez.

«- OUI, LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EST DÛ AUX HUMAINS!
- NON, CE N’EST QU’UN CYCLE NATUREL!»

Après avoir perdu son nez, Tycho passa une commande Dieu sait où et reçut son nouveau nez artificiel. On ne sait pas trop de quoi il était fait. La croyance populaire parle du «nez en argent de Tycho Brahe», mais une analyse de son squelette faite au début du 20e siècle montra que le nez artificiel était maintenant taché de vert (une propriété du cuivre). C’était probablement un alliage de cuivre et de quelque chose d’autre… Certains spécialistes s’entendent pour dire qu’il avait plusieurs nez pour différentes occasions. Je peux l’imaginer devant son «rack à nez» avant de sortir le soir «Um… Est-ce que je mets mon nez dîner, mon nez théâtre, ou mon nez one night stand ce soir?». Les bons amis de Tycho ont témoigné du fait qu’il transportait toujours un petit pot rempli d’une espèce de pâte-colle pour recoller le nez en cas d’urgence. Quelle classe, il ne faudrait quand même pas que son nez tombe dans sa soupe en plein milieu d’un banquet à l’Uraniborg.

L’histoire de Tycho Brahe est parsemée d’anecdotes bizarres. Il avait apparemment à son service un nain clairvoyant nommé Jepp agissant comme bouffon *sous* la table à dîner pendant les banquets (était-il dans les vidéoclips de Men Without Hats?) et un élan alcoolique comme animal de compagnie (celui-ci aurait perdu la vie après avoir bu de l’alcool et tombé dans les escaliers (un élan dans les escaliers, what the… Mon cerveau vient tout juste de geler)).

Tycho Brahe attend ses invités. Cette image a été un effort considérable et j’en suis très fier. Épique.

Comme tout article du genre, il se termine par la mort du personnage principal. Encore une fois, il y a un flou ici. Pendant longtemps on croyait que Tycho Brahe était mort d’une vessie trop pleine (… wow). En effet, il aurait été trop poli pour se lever et aller pisser pendant un banquet; il se serait retenu et aurait attrapé une grosse infection urinaire mortelle. INFECTION URINAIRE MORTELLE… Son bon ami Johannes Kepler soutenait cette thèse. L’Histoire ne dit pas trop comment Kepler avait fait pour savoir que Tycho avait eu une grosse envie ce soir-là, mais bon… Finalement, Tycho Brahe serait mort d’un empoisonnement au mercure; l’analyse de ses tissus a révélé un niveau très élevé de cet élément. Certaines théories supportent l’idée que Tycho a été assassiné au mercure par tel ou tel astronome compétiteur (même Kepler), mais il y a de grandes chances que ce soit un empoisonnement dû à la présence de mercure dans ses médicaments. DU MERCURE DANS LES MÉDICAMENTS.

Moi en tout cas, j’aimerais bien avoir un ami astronome aimant les duels, ayant un faux nez, un nain bouffon clairvoyant et un élan alcoolique et vivant dans un gros palais. En connaissez-vous un?

PS: Votez à droite. Ça ne veut pas dire que je vais choisir un de ces sujets mais bon...

18.2.09

250e de la bataille des plaines d’Abraham

Ceci sera une courte chronique. Je dois aborder le sujet de la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham, car c’est assez rare que l’Histoire fasse la manchette. En gros, c’était un événement organisé par la Commission des champs de bataille (un organisme fédéral) et qui devait rassembler des centaines de figurants bénévoles qui se passionnent pour l’Histoire, font leurs propres costumes, et viennent de partout en Amérique du Nord. Ces gens se promènent souvent pour reconstituer diverses batailles. Ça n’allait pas être leur première.

Le but était de souligner le 250ème de la bataille des plaines d’Abraham. Vous n’avez sûrement pas besoin de vous faire dire que ce fût une bataille clé dans notre Histoire et qu’elle est venue mettre le clou dans le cercueil de la colonie française en Amérique du Nord. Le fait est qu’en 2009, une poignée d’imbéciles s’est vue offensée par l’événement. Je n’en reviens simplement pas. Quel espèce de peureux n’est pas capable de se regarder dans le miroir en se disant «les Français ont perdu une guerre au 18e siècle»? Quel espèce de parano croit que les anglophones aiment l’idée d’organiser cet événement parce que «ça frustre les souverainistes»?

Premièrement, nous ne sommes pas Français, d’ailleurs, nous ne serions pas NOUS si cet événement n’avait pas eu lieu (sérieusement, regardez les décors rose fluo et bleu pastel des shows de variétés Français et vous comprendrez (ha!)). Ensuite, à mon avis, la victoire des Anglais était inévitable, que ce soit en 1759 ou 40 ans plus tard. N’oubliez pas que la Nouvelle-France était pas mal moins bien organisée que la colonie anglaise et n’avait pas vraiment d’avenir. Aussi, Les Français auraient pu choisir de garder le Québec après leur défaite et ils ont choisi la Guadeloupe. Bref, c’est l’Histoire. Acceptez la, et même plus, sautez dedans et célébrez la! Ça serait vraiment ironique qu’un des imbéciles paranos ait un ancêtre décédé à la bataille en question. Je crois qu’il aimerait bien qu’on se souvienne de lui. Je ne fais vraiment pas confiance à quelqu’un qui se sent heurté par son Histoire.

Ceci étant dit, j’ai mes réserves. Le cœur du problème provient du fait qu’on a laissé un organisme fédéral s’occuper de tout. Mais sur ce point, le Québec partage la responsabilité. Je crois que l’événement aurait dû être accepté à bras ouvert par une panoplie d’organismes québécois et que ces derniers auraient dû s’imposer à fond. Ceci aurait démontré une certaine maturité, il me semble. Au lieu de cela, nous laissons la parole à une dizaine de frustrés incohérents et nous avons encore l’air attardés. Une autre fois, en dehors du Québec, les indépendantistes ont l’air de vouloir un état souverain pour les mauvaises raisons (rancunes ancestrales).

Bref, nous sommes tous perdants. Encore une fois, le «Je me souviens» se prend une mornifle sur le bord de la gueule. Nous avons probablement le plus beau «slogan» officiel au monde, et on s’amuse à cracher dessus comme des ignares.


PS : Vous remarquerez que j’ai ajouté un lien pour suivre mon blog, à droite. De plus, je devrais vous revenir rapidement avec un article plus traditionnel et moins «éditorial». Je songe aussi à ajouter une section «sondage» où vous pourrez choisir le sujet de ma prochaine chronique… Parfois j’hésite.

5.2.09

Canayen d'origine franco-québécoise française

Avouez que vous vous êtes tous déjà demandé «Mais diantre, qu’arriverait-il du Canadien de Montréal si le Québec devenait souverain!?». Ne vous êtes pas déjà sentis étranges lorsqu’un Français vous a abordé en vous disant «ah un Canadien!»?

L’an dernier, nous avons eu droit à la commission Bouchard-Taylor. Pour ceux qui auraient peut-être oublié de quoi on parle ici, rappelons que cette commission a été lancée dans la foulée de la publication de nouveaux règlements municipaux à Hérouxville, incluant des choses comme «Je ne lapiderai pas de gais ou de femmes adultérasses». Vous savez, au cas où un immigrant à foulard se déciderait à s’adonner à ces activités palpitantes.

Hérouxville

Bref, la commission Bouchard-Taylor avait comme but de s’autorassurer sur nos qualités de Québécois pures laines; «on est accueillant pis on est pas racisses!». À première vue, il semble que ce fut un échec lamentable, probablement parce que si on introduit un néo-nazi ignorant belliqueux dans la salle, il va «voler le show» aux 99 autres participants constructifs. Vive TQS. En vérité, je crois que la commission a été assez constructive, mais avouons qu’elle sombre déjà dans l’oubli et se retrouve dans la pile grandissante de «stunts exagérés médiatico-politiques en réponse à un pseudovent de panique créé par deux personnes».


Mais là n’est pas mon sujet (je divague encore). Ce qui m’a le plus marqué de cette commission, c’est l’espèce de débat sur l’appellation «Québécois d’origine canadienne-française». Je ne crois pas avoir rêvé le fait que des groupes de souverainistes se sont rapidement insurgés contre ce mot, en soulignant le fait que ça fait maintenant 50 ou 60 ans que nous nous considérons Québécois avant tout. Ils ne veulent absolument pas se voir grouper avec des Français, ou des Canadiens; ils se sauvent de tout ce qui est rouge et arbore une feuille d’érable.

Bon, premièrement, il faudrait souligner la situation délicate de la personne en charge de rédiger le rapport. Si on n’est pas racistes, il faut bien que le mot Québécois puisse inclure tout le monde. Donc lorsqu’on dit «Québécois», faut aussi inclure mon voisin Achmed Amabad-Landry.

De plus, et là on devrait commencer à comprendre pourquoi cette chronique se retrouve sur un blog à propos de l’histoire, il faudrait s’informer sur les origines et l’évolution du mot «Canada/Canadien».

En premier, c’est Jacques Cartier qui a entendu le mot «Canada» (voulant dire «petits villages» ou «groupe d’habitations») utilisé par les Iroquois et les Hurons dans la vallée du fleuve Saint-Laurent. Il a alors nommé toute cette région «Canada» et le fleuve Saint-Laurent «Rivière du Canada». Il est bien connu que les Français ont concentré leurs efforts sur l’exploration (fourrure) et les relations avec les Autochtones, leur procurant un territoire immense. Donc, bien qu’à l’origine, le mot «Canada» devait se limiter à la région du Saint-Laurent, les explorateurs ont étiré son utilisation jusqu’à ce que le Canada devienne pas mal huge.

Territoire de la Nouvelle-France (en blanc), et donc du «Canada», en 1750. Dommage que la population totale était égale à la population actuelle de Baie-Comeau. Beau planning les boys. Que voulez-vous, on servait juste à faire des chapeaux de fourrure et Voltaire surnommait le pays «quelques arpents de neige».

Mais le fait demeure; le Canada, c’était la Nouvelle-France. Vos ancêtres de la deuxième génération d’immigrants s’identifiaient probablement comme des Canadiens, et ce n’est pas étonnant que seulement deux siècles après cette époque, en 1944 lors du débarquement en Normandie, les habitants Français de Saint-Urbain-sur-Mer aient accueilli vos grands-pères en les appelant «Canadiens» (et en faisant de piètres imitations de leurs accents, sérieusement, il n’y a rien de plus pathétique qu’un Français n’ayant jamais quitté la France et tentant d’imiter un Québécois). Pour eux, vos grands-pères étaient probablement plus Canadiens que les Canadiens «britanniques», toujours loyaux à leur reine.

En 1763, après la victoire des Britanniques, le Canada fut séparé en Haut-Canada et Bas-Canada, les Britanniques commencèrent tranquillement à utiliser le mot Canadiens pour se désigner eux-mêmes.

Finalement, revenons aux Canadiens de Montréal. Lorsque l’équipe a été fondée il y a seulement 100 ans en 1909, l’objectif clair et avoué était de créer une équipe possédée et gérée par des francophones, dont les joueurs étaient tous francophones… Et ils ont choisi le nom Canadiens de Montréal parce que vos aïeux, c’était eux les vrais Canayens! Après tout, le Dominion of Canada n’existait que depuis à peine 40-50 ans (1867), et les anglophones étaient plus près de leurs origines britanniques que nous l’étions de nos origines françaises (c’est peut-être toujours le cas).

Donc si le Québec se sépare, le Canadien peut tout à fait garder son nom.

Donc, quand un Français vous demande si vous êtes «Canadien», ayez la patience de lui expliquer l’importance du mot «Québécois» pour vous AVANT de lui faire une descente du coude. Il n’était pas tant dans le champ que ça, mais il mérite probablement une descente du coude pour une autre raison anyway.

Une bonne méthode de résolution de conflits

Donc si vous êtes vraiment souverainistes, suivez un cours d’histoire et fermez-la quand on vous appelle « Québécois d’origine canadienne-française », parce que c’est la seule façon d’accepter les gens des autres origines dans notre nation et d’arrêter d’avoir l’air d’être racistes.

In… your… face!

21.1.09

La Terre est ronde, y'm'semble que c'est évident

Jusqu’à ce que Christophe Colomb «découvre» l’Amérique, la plupart de nous, les Européens, croyions que la Terre était plate.

Si vous avez lu cette phrase d’introduction sans broncher, je me dois de vous dire que vous avez le doigt dans l’œil tellement profondément que vous pouvez probablement vous gratter la ratte. Allez-y, ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose car il va sans dire que la plupart des rattes seraient ravies de se faire gratter. Enfin, c’est une occasion en or pour la ratte de se retrouver dans une phrase qui ne contient pas le verbe «dilater».

Au tout début de nos sociétés plus modernes, en Mésopotamie, certaines civilisations comme les Sumériens, Assyriens et Babyloniens, croyaient en différentes formes de platitude de la Terre (une couche qui flotte sur l’eau, plusieurs couches les unes sur les autres, une couche sur des supports comme des piliers, des dieux ou le pénis de Gilgamesh… (un de ces exemples est fictif)).

Une superbe carte «T et O». Cliquez pour l’agrandir. Jérusalem est au centre du monde, l’est (l’Asie) se trouve en haut de la carte. Au bas de la carte, de chaque côté de la Méditerranée (zone de couleur noire) se trouvent l’Europe (à gauche) et l’Afrique (à droite). Notez que cette carte est médiévale et n’avait pas la prétention de représenter le monde entier, ou la rondeur/platitude de celui-ci, mais elle se basait sur une série de cartes anciennes dont les premières supposaient une Terre plate.

Les croyances mésopotamiennes se sont répercutées un peu plus tard sur les Grecques, mais déjà, quelques siècles avant mon bon ami Jici (JC, Jésus Christ), Platon enseignait à ses étudiants que la Terre était ronde et son élève Aristote a grandement étudié la rondeur de la celle-ci. L’acceptation de cette rondeur ne fut pas immédiate mais elle ne fut pas aussi difficile qu’on pourrait le croire. À l’époque médiévale, vous auriez eu de la difficulté à trouver un érudit défendant la thèse de la Terre platte.

Alors les paysans, les communs des mortels, ils croyaient quoi? Que la Terre était cubique? Pyramidale? Octahédrale? Non. Ils ne pensaient juste pas à ça. Quand ton espérance de vie est de 30 ans et qu’elle pourrait facilement raccourcir…

« - George, tu penses que la Terre est ronde?
- Ta gueule pis fauche.»


Bon, ce n’est probablement pas tout à fait vrai… C’est un peu condescendant de penser qu’aucun paysan adolescent romantique n’a songé à la question en regardant le ciel (dans le temps où on voyait encore les étoiles). S’il inventait sa propre réponse, il n’avait aucune raison de croire la thèse de la Terre plate plus qu’une autre thèse. Et s’il poussait son audace jusqu’à obtenir l’opinion d’une personne pouvant avoir la réponse (un scribe, un professeur, etc.), celui-ci aurait eu 90% des chances de lui répondre «la Terre est ronde! Arrête de te poser des questions pis va faucher sinon je vais crever de faim cet hiver! Vingt coups de fouet!».

Alors, les contemporains de Christophe Colomb ne croyaient pas qu’il était fou de penser que la Terre était ronde… Non… Mais ils croyaient quand même qu’il était fou. C’était principalement dû au fait qu’on ne s’entendait pas toujours sur la vraie circonférence totale de la Terre. La circonférence que notre explorateur favori a estimée au cours de ses recherches était beaucoup trop petite (25,000 km). Il aurait dû se fier aux premiers calculs des Grecques, qui eux, il y a 2300 ans, avaient déjà réussi à calculer la vraie circonférence (44,000 km). Disons que si l’Amérique ne s’était pas trouvée sur son chemin, le voyage de Christophe Colomb vers sa destination Asiatique se serait terminé autrement…

«- D’après mes calculs, demain, c’est le grand jour…
- Ça fait un mois que vous dites ça, signore Colomb… On a mangé vraiment tous nos vivres...
- Avez-vous demandé au cuisinier ce qu’il reste?!?
- On a mangé le cuisinier aussi… »

Alors, pourquoi acceptons nous si facilement la théorie selon laquelle tous les gens de l’époque médiévale, ou d’avant, croyaient que la Terre était plate? On croit que ce phénomène a ses racines aux 18-19ième siècles. C’était une époque de révolutions en science; on développait, après tout, la méthode scientifique. C’est une époque où la science a décidé d’accuser la religion d’avoir causé un millénaire «d’ère sombre» («dark ages»), une longue époque médiévale où il y aurait eu très peu d’avancement (noter l’usage du conditionnel, le sujet de «l’ère sombre» mérite sa propre chronique…). Cette conception est un peu fausse, considérant que bien des philosophes chrétiens du médiéval croyaient en une Terre ronde… Mais bref, quand un scientifique du 19ième siècle décida de romancer l’histoire de Christophe Colomb, il voulu mettre de l’emphase sur le courage de celui-ci, et il décida d’ajouter beaucoup de « relish ketchup moutarde» à son récit en exagérant cette croyance que la Terre était plate, et que donc, pour décider de partir quand même, Christophe Colomb devait avoir de grosses balles (he had huge balls man!). Cet étrange pseudo-fait est demeuré avec nous jusqu'à aujourd’hui et fait souvent le «top 10 des mensonges scientifiques que l’on accepte comme vérités».

Comme dans la plupart de ces cas de conceptions erronées de la science ou de l’histoire, la facilité a probablement quelque chose à voir avec l’acceptation de l’erreur. C’est facile de résumer la croyance de tous les gens d’une époque avec un seul concept, comme il est facile de se faire prescrire une pilule pour guérir tous nos symptômes quand les vrais problèmes de santé ont souvent plusieurs facettes.

...

...

C’était une fin vraiment parfaite, mais je dois ajouter quelque chose. Si certaines personnes de l’époque médiévale croyaient que la Terre était plate, soyez humbles, car certains de vos concitoyens modernes y croient toujours. Allez voir vous-même!

The Flat Earth Society (Forums)

The Flat Earth Society («explications»)

6.1.09

Attila saigna un peu trop du nez

Attila le Hun… Le nom invoque l’image stéréotypée d’un homme sanguinaire multipliant les meurtres à la hache… Ça ou un grand trou noir d’ignorance pour une bonne partie de la population.

Attila fût roi des Huns pendant la première moitié du cinquième siècle (environ 430-450 après J-C). Les Huns sont souvent confondus avec les tribus «barbares» à qui on attribue souvent la fin de l’empire Romain (Goths, Vandales, Francs, etc.). Nos cours d’histoires bourrés d’eurocentrisme nous enseignent souvent que pendant plusieurs siècles de cette époque, ces tribus «barbares» ont continuellement attaqué les civilisations «avancées» de l’ouest européen et plongé l’Europe dans une «grande noirceur». Bah, bullshit. À cette époque là, la Chine était pratiquement plus avancée que l’Europe de toute façon. What gives? L’occident n’avait pas besoin des barbares pour se tirer dans le pied. Par exemple, la bibliothèque d’Alexandrie était le berceau de l’intellect Humain pendant l’Antiquité; les occidentaux l’ont eux-mêmes détruite au moins 3 fois avant que les Huns ne deviennent un problème sérieux. Si l’Europe avait été si avancée, elle s’aurait mieux défendue non? Par exemple, elle aurait pu se construire un gros mur.

Chine 1 - Europe 0

Revenons à nos Huns. On les appelait «barbares» probablement parce qu’ils étaient nomade, se promenaient rapidement à cheval et avaient des visages un peu différents. La vérité est que les Huns formaient un empire. Un empire de différents peuples nomades mais tout de même un empire. Ils avaient peut-être une tradition un peu plus brutale, considérant leur style de vie et le territoire un peu plus nordique ou désertique qu’ils étaient forcés d’occuper, mais ils avaient quand même assez de neurones pour se confédérer et s’organiser contre les prétentieux européens à qui ils s’empressèrent de sacrer une volée.

Attila, c’était la culmination de tout cela. L’empire Hun était à son apogée et nos brutes à cheval s’étendaient de l’Allemagne moderne à la Mongolie moderne, de la Roumanie moderne à la Sibérie. Attila s’attira les faveurs des tribus moins organisées (voir premier paragraphe) et s’amusa à piller les villes romaines et à se faire construire des latrines en or massif (en tout cas c’est ce que moi j’aurais fait).

Attila, un vrai badass

C’était son occupation principale, vraiment (il aimait aussi se marier dans ses temps libres, voir fin de l’histoire…). Une belle job, prendre ses armées de «barbares» passés maîtres en équitations et armés d’arcs composites (faits de plusieurs matériaux/parties, un niveau technologique clairement «attardé» pour ce qui est du 5ième siècle…) et aller ramasser du gros cash, même jusque chez les Gaulois. Je ne sais pas trop ce qui rend le tout très différent de ce que les Romains faisaient… Si on exclut euh… Le système d’éducation… euh… Les routes… Hmm… Les aqueducs et l’ingénierie… Ouan faudrait aussi mentionner le système juridique… Ah, la littérature aussi… Et le système de république et gouvernement avancé… Mais à part de ça, c’est la même chose ok.


J’ai volé ça à Monty Python, clairement. Ici des Judéens veulent se révolter contre les Romains et se demandent «Anyway, qu’est-ce qu’ils ont fait pour nous ces Romains!?»

Trêve de vol de joke, Attila ne niaisait pas avec le puck. Il a commencé son règne en tant que co-leader des Huns avec son frère. Rapidement, le dit frère a eu un «accident de chasse» et Attila devint seul et unique chef. Son armée a subit quelques défaites (plus souvent contre les Perses que contre les Romains…) mais habituellement, même quand il perdait, le clan adverse n’était pas trop sûr du résultat…

On a gagné?

Il y a eu une époque pendant laquelle Attila se baladait librement avec son armée en Europe et ramassait pas mal tout ce qu’il voulait. Par contre, il n’a jamais attaqué Rome ou Constantinople (capitale de l’est de l’Europe à cette époque)… Peut-être se disait-il qu’il ne devait quand même pas achever les états qui le nourrissaient? Bien que les Huns ne soient pas la cause directe de la chute finale de l’empire Romain, il est évident que leur domination a facilité la tâche aux autres tribus, particulièrement les Vandales, qui vinrent mettre le dernier clou dans le cercueil de Rome.

Mais bref, Attila connaissait beaucoup de succès et devenait déjà, de son vivant, une figure mythique. À la manière d’une star Hollywoodienne, il se transforma en «party animal». Attila savait comment passer un samedi soir. Malheureusement, «party animal» et «avoir tendance à saigner du nez» ne vont pas bien ensemble (tout le monde sait ça).

Wraaar! Wildcat!

Un beau soir alors qu’il était dans la quarantaine et où il mariait sa Dieu-sait-combien-ième femme, il s’abreuva d’eau de vie abondamment pendant toute la nuit en compagnie de ses confrères. Rien d’anormal pour lui mais tout cela allait mal finir. Il alla rejoindre sa conjointe et le lendemain matin il était mort. Bien qu’il existe toujours un peu de controverse sur les causes exactes, la plupart des spécialistes s’entendent pour dire qu’il s’est mis à saigner du nez pendant son sommeil et était trop saoul pour se tourner. Attila s’est noyé dans son hémorragie nasale. Quelle fin glorieuse. L’histoire ne dit pas trop s’il était trop grisé pour s’amuser avec sa nouvelle femme, après tout, peut-être que c’est comme ça que sa veine de nez a sautée. Ou peut-être qu’elle lui a foutu un poing dans la face après qu’il ne se soit pas souvenu de son nom.

Il y a d’autres théories à propos d’hémorragies/hémorroïdes internes… Parfois, on ne veut juste pas le savoir. À la suite de la mort d’Attila, plusieurs personnes se sont disputées le contrôle des Huns, le tout s’est désagrégé. Fin classique.

1.12.08

La couille d'Hitler

Ok, c’est le moment de parler des Guerres Mondiales. Attendez-vous à me voir écrire sur le sujet à plusieurs reprises. Après tout, y’a t’il vraiment des sujets contenant plus de faits potentiellement humoristiques que la Deuxième Guerre mondiale? La réponse est «oui, à peu près n’importe quel sujet». Alors commençons.

Adolf Hitler n’a pas seulement été un acteur de la Seconde Guerre mondiale. Oooooh non. Il a aussi participé à la Première. En fait, il l’attendait vraiment cette Guerre. Pendant ses jeunes années d’ado/jeune adulte, il a eu une vie de merde et passait son temps à avoir faim dans des trous miteux de Vienne. C’est pendant ces années formatives qu’il commença à adhérer aux merveilleuses idées qui allaient le pousser au sommet des tronches les plus reconnues de l’histoire de l’humanité. Mais bref, quand l’opportunité de promouvoir le nationalisme allemand est apparue en 1914, il s’est dit «alright!». C’est «in Ordnung!» en Allemand. Tout compte fait, j’espère qu’il n’a pas dit ça.

Août 1914, on annonce le début de la Première Guerre à Munich. On a trouvé Hitler dans la foule, il est en train de jubiler et il tapote ses doigts ensemble et en disant «excelleeeeeeent». Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Il se lança à vive allure aux bureaux de l’armée et devint immédiatement soldat. Donnons le lui, il était assez «mindé» merci. Il avait un des postes les plus dangereux et participa à des batailles atroces du genre de Passchendaele et de la Somme (ce sont aussi des batailles importantes dans l’histoire du Canada, pour ceux que ça intéresse). Même si certains de ses anciens compagnons de combat finiront par dire qu’il était assez « felluette » et se plaignait tout le temps (je suppose que pour l’Allemand ayant côtoyé Hitler, c’était mieux de dire des choses comme ça en 1950…), il est quand même sorti de la Guerre avec un paquet de médailles et un rang assez respecté. Enfin, un tremplin pour sa carrière. Mais il n’a pas seulement gagné des choses pendant la Première Guerre mondiale. Non. Il aurait aussi perdu des choses. Notamment, une couille.

Il a été blessé grièvement à deux reprises. Mais c’est en 1916, à la bataille de la Somme, qu’il aurait reçu une blessure «dans la région de l’aine» (la Somme? Peut-être qu’un Canadien lui a «shooté» sa gosse, ce serait merveilleux n’est-ce pas). Mais est-ce que sa blessure fut vraiment de nature testiculaire? Le tout demeure plus ou moins un mystère…

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les Britanniques chantaient des railleries sur les leaders Allemand. Il y avait la fameuse chanson qui se traduisait un peu comme suit «Hitler n’a qu’une couille, Göring en a deux mais elles sont très petites, pour Himmler c’est la même chose mais le pauvre Goebbels n’en a pas du tout, Hitler n’a qu’une couille, l’autre est sur le mur de la cuisine, c’est sa pauvre mère qui lui a coupée quand il était petit». Eh ben vous m’en direz tant… Y’avait t’il une vérité sous cette charmante comptine?

Comme vous le savez peut-être, en avril 1945, Hitler s’est suicidé et son corps a été brûlé avant que les alliés l'atteignent dans son bunker de Berlin. Ce sont les Russes qui arrivèrent en premier, créant un «froid» qui allait demeurer pendant un bon bout de temps (oh oh oh!). Ils ont dit qu’ils avaient trouvé le corps (semi calciné) de Hitler. Selon les médecins légistes Russes, Hitler n’avait qu’une couille! (Insérez un son d’étonnement ici). Bien entendu, les Russes refusèrent l’accès au corps d’Hitler.

«- Il lui manque une couille!
- Je crois que vous êtes en train de confondre Hitler avec une théière monsieur
- IL LUI MANQUE UNE COUILLE!
- Vous n’avez aucun problème avec le fait que la couille restante soit sur sa tête ?
- COUIILLLLE!
- Théière… »

À Berlin et même avant, lors de leur furieuse et violente marche vers le coeur du troisième Reich, ces Russes ont capturé énormément de documents. Pendant plusieurs années ils refusèrent l’accès à ces choses. Même aujourd’hui, il est possible qu’on découvre de nouveaux faits ahurissants à propos de la Deuxième Guerre mondiale simplement parce que ceux-ci sont demeurés cachés quelque part (en Russie…). C’est quand même dommage.

Vladimir «je vis dans une démocratie qui n’a rien à cacher» Poutine. La Russie, toujours si ouverte.

Pendant plusieurs années, on continua à débattre sur le sujet de la couille de façon sporadique. Des médecins proclamèrent que l’on n’avait aucune raison de douter des Russes sur ce sujet. D’autres disaient que le corps devait être trop calciné, ou même introuvable. Les Russes affirment n’avoir complètement détruit le corps d’Hitler qu’en 1970… Ce n’est pas clair… Mais la fin d’Hitler fut assez Hollywoodienne. Quand il se suicida (en prenant du cyanure et se tirant dans la bouche en même temps, on prend pas de chances), les Russes étaient littéralement à deux coins de rues de son bunker. Son corps a été mis dans un trou de bombe juste en dehors du bunker, couvert de gaz, et flambé. Il me semble assez possible que «la job ait été un peu botchée», considérant la situation critique... Après tout, celui de Joseph Goebbels a été retrouvé qu’à moitié brûlé (vous pouvez voir une photo sur l’internet, c’est assez joli). Ce dernier a probablement eu de la difficulté à s’asperger d’essence. J’avoue que c’est le genre de choses que j’aurais faites avec plus ou moins d’enthousiasme. Non, non, la vraie raison est que les gars dont le rôle était de le brûler ont manqué de gaz. Sérieusement. Je suppose que la carcasse d’Hitler, à l’image de son propriétaire, avait été plus coriace que prévu la veille.

Pour en revenir à la couille d’Hitler, le sujet m’a été inspiré par une nouvelle toute récente. Ce mois-ci, oui, Novembre 2008, on a découvert le témoignage qu’un ancien combattant Allemand de la Première Guerre mondiale aurait fait dans les années 60 à un prêtre polonais. Le soldat médecin, Johan Jambor, a sauvé la vie d’Hitler avec l’aide de ses compagnons soldats après que notre dictateur machiavélique favori ait reçu sa blessure à l’entrejambe en 1916. Apparemment que monsieur Jambor n’était pas trop friand des discussions sur le sujet. Je me demande pourquoi il n’en a parlé qu’à un prêtre et ce derrière un confessionnal…

«J’ai sauvé Hitler»

Jambor a raconté au prêtre comment son ami Blassius et lui avaient sauvé Hitler et il a mentionné la perte testiculaire. Le prêtre nota le tout. La note a été trouvée ce mois-ci. On a ensuite consulté d’autres archives pour voir comment l’ami Blassius avait raconté cette histoire… Il se trouve que Blassius a confirmé tous les détails de la note du prêtre, comment Hitler saignait de l’entrejambe, comment il avait perdu une gosse, comment ils l’appelaient «le gueuleur» parce qu’il n’arrêtait pas de gueuler, comment il avait demandé «vais-je pouvoir avoir des enfants?», etc. Dans le détail. Il semble de plus en plus évident qu’Hitler n’avait qu’une couille.

On se demande à quel point la couille manquante a pu affecter le développement mental d’Hitler. Peut-être même que sa petite faiblesse au niveau testiculaire et l’effet psychologique que ceci entraîne pourraient expliquer certaines de ses pratiques sexuelles douteuses. Je sais je sais, vous ne vous pouvez plus, vous VOULEZ entendre parler de la sexualité de Hitler. Et bien pour ça il faudra attendre, moi j’ai d’autres choses à faire. Allez, shoo! Partez.

PS: Je n’arrive pas à déterminer si le titre de cet article fait référence à la couille absente ou la couille présente.