Mais qu'est-ce?

Histoire histrionique est un blog avec lequel j’aborde diverses anecdotes historiques d’une façon… D’une certaine façon en tout cas. En général, les faits présentés devraient être véritables. En revanche, j'hésiterais à utiliser ce blog comme référence pour votre thèse.

Aucun message portant le libellé deuxième guerre mondiale. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé deuxième guerre mondiale. Afficher tous les messages

5.10.09

Jeu controversé?

La petite compagnie américaine «Tripwire Interactive» a annoncé qu’elle allait mettre sur le marché un jeu de tir «à la première personne» (vu de la perspective du personnage, comme dans Doom) dont l’environnement est la Deuxième Guerre mondiale. Jusque-là, rien de très intéressant : pour les «gamers», les jeux basés sur la Deuxième Guerre mondiale sont presque rendus un running-gag tellement il y en a. (Call of Duty, Medal of Honour, Battlefield 1942, Company of Heroes, Day of Defeat, Hearts of Iron, etc etc etc.).

Jamais assez de nazis morts! JAMAIS!

Le gros bouleversement que créer «Red Orchestra 2 : Heroes of Stalingrad» de la compagnie Tripwire Interactive, c’est que c’est probablement la première fois où un jeu de tir à la première personne, où vous jouez le rôle d’un homme avec un fusil qui tire sur des gens, vous range du côté des Allemands. En effet, tous les jeux de tirs sur la Deuxième Guerre mondiale se passent du côté des alliés; on butte des boches quoi. C’est sûrement, en partie, une question liée au gros marché américain. Mais Tripwire Interactive se dit «ah pis let’s go avec les Allemands ».

En effet, ils n’ont pas poussé l’audace jusqu’à nous faire tirer sur des Américains, des Français ou des Britanniques. Je me disais qu’ils allaient peut-être au moins se permettre de trucider des Français, après tout, Tripwire est une compagnie américaine…

Je suis rapidement tombé sur des commentaires de gens qui s’insurgent contre le jeu Red Orchestra 2. «Jouer un nazi! QUELLE HORREUR! VOUS VOULEZ FAIRE UNE GÉNÉRATION DE NÉO-NAZIS!!!»… Ça me donne juste le goût de dire un gros «hey toi le gros cave, ta yeule !».

Je ne dis pas… Si le jeu s’était appelé «Adolf Hitler : The Game» ou bien «SS Waffen Hero ; let’s kill some jews», là, j’aurais peut-être compris l’indignation. Mais dans le cas présent, on joue un «sans histoire» dans la Wermarcht, l’armée de terre Allemande. Un conscrit, probablement. On se fou vraiment le doigt dans l’œil si on ne sépare pas au moins un peu le nazisme de l’Allemagne.

Pierre Foglia a récemment écrit un article fort intéressant sur Berlin, ville qu’il a visitée (merci Yvon). Il parle dans cet article du «spectaculaire masochisme» de Berlin. Il y aurait multiplication des monuments commémoratifs des événements de 39-45. C’est un «guilt-trip» permanent, on doit se sentir coupable, 24 heures sur 24. On doit se souvenir, j’en conviens, mais sa conclusion est tellement vraie : on est *tous* coupables de la Deuxième Guerre mondiale. Et les Allemands n'ont pas le droit de dire ça.

Ce qui fait peur lorsqu’on regarde les images intenses de tout ce qui s’est passé, ce ne sont pas les nazis : c’est nous-mêmes. C’est nous-mêmes qu’on voit. On a peur du fait qu’apparemment, les humains soient capables de ça.

J’ai lu une grosse brique des années 50 sur cette guerre mondiale. L’auteur était un journaliste américain basé en Allemagne dans les années 30. Sa conclusion est que tout ça est arrivé parce que les Allemands étaient un peuple «carré», soumis, qui aimait écouter des ordres. Ne pensez-vous donc pas que cette conclusion est arriérée? J’appellerais ça raciste, personnellement. Déjà, on avait tellement peur de penser que n’importe quelle personne aurait pu se retrouver prise dans l’engrenage du nazisme, qu’il fallait se faire croire que les Allemands étaient apparemment génétiquement prédisposés à faire ce qu’ils ont fait.

Non, nous sommes tous coupables de ça. Et dans cette perspective-là, s’enrager à l’idée de jouer à la guerre dans la peau d’un conscrit Allemand se battant pour son pays, c’est hypocrite sans bon sens. Certains critiques disent que tout le monde savait et personne ne faisait quoi que ce soit. Ils se font croire que eux, personnellement, ils auraient fait quelque chose. Tellement trop facile à dire.

En plus…

Nous autres, dans nos belles démocraties, on ne va peut-être pas dans d’autres pays pour gazer du monde ou leur loger des balles dans le crâne… Mais… On choisit délibérément, tous les jours, de complètement ignorer des millions de personnes qui meurent de causes complètement absurdes. Vous et moi, on pourrait aider en achetant un billet d’avion demain et en donnant du temps et de l’argent. Mais non… On se sent tellement «impuissant et minuscule face à cette immense et horrible vérité». Il me semble que j’ai déjà entendu ça quelque part…

Je me demande comment l’Histoire va nous juger, nous, en l’an 2500.

4.5.09

À ne pas mentionner dans vos pubs TV

Le vote est terminé, merci à ceux qui ont participé. Les gens sont fascinés par les nazis. Encore une fois, c’est l’Allemagne nazie qui suscite le plus d’intérêt.

En avril 2007, Bryan Ferry, le chanteur de l’excellent groupe Roxy Music, a créé une controverse avec une déclaration tout à fait légitime. Il a osé dire que l’architecture nazie, les défilés nazis, les habits nazis et le symbolisme nazi étaient beaux, impressionnants ou du moins esthétiquement plaisants.


Si vous avez trouvé qu’une ou plusieurs de ces images avaient un certain cachet, vous êtes sûrement un gros nazi sale comme Bryan Ferry.

Dans un sens, bien que l’armée nazie était très avancée technologiquement à son époque, en ce qui concerne l’esthétisme, Hitler et les nazis semblaient vraiment venir d’une autre ère. En fait, en 1939, il n’y avait presque plus de place pour l’esthétisme et les choses «épiques» dans les armées de France, d’Angleterre et des États-Unis. Tout était fait pour minimiser les coûts et augmenter le potentiel fonctionnel de l’équipement et des habits. À l’opposé, les nazis prétendaient encore faire partie d’un temps où la guerre était honorable et où les uniformes étaient des outils de fierté et de propagande. Un peu comme s’ils étaient en guerre à l’époque de Napoléon…

Les uniformes nazis les plus reconnus sont les habits très stylisés des Schutzstaffel, plus communément reconnus comme étant les «SS».


Il faut avouer que c’est pas mal «stylish» (ok peut-être à part le pas chanceux en brun). Pas étonnant qu’il y ait un fétiche sexuel par rapport aux habits nazis… Disons que j’en ai fait l’expérience en cherchant des images pour cet article. Selon mon expérience, l’habit est indéniablement intéressant sur une dame, mais là, les japonais, si vous pouviez arrêter de combiner habits nazis, tentacules et grands yeux brillants, je pourrais mieux dormir ce soir, merci. Monsieur Max Mosley, patron de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) qui gouverne la F1, pourrait vous glisser un mot sur le fétiche nazi. Il a été pris en flagrant délit avec des prostituées. Apparemment qu’il s’amusait à les fouetter et que le jeu de rôle était qu’il était un nazi en train de fouetter des Juives dans un camp de concentration. Tout ça me semble très sain.

Pour en revenir à l’uniforme… Il a été créé par un Ph.D. SS et un designer SS. Le point intéressant est qu’ils se sont associés à Hugo Boss. Oui, la compagnie Hugo Boss dont vous voyez les annonces un peu partout et qui font de beaux habits pour hommes, vraiment «slicks». Personnellement quand je vois une annonce Hugo Boss dans le métro de Montréal, je me dis que Hitler aurait sûrement approuvé le design pour les SS.

La compagnie Hugo Boss est Allemande et a été créée dans les années 20. Donc, elle était encore petite à l’époque. Apparemment qu’il y a eu du travail forcé dans leurs usines. Mais bref, oui, Hugo Boss a produit des habits de nazis. Ils l’ont reconnu dans les années 90. Ils ont engagé un historien pour tenter d’élucider la façon dont tout ça est arrivé, mais disons que moins on parle de ça, plus ils sont contents.

Concept rejeté au dernier meeting.

Hugo Boss n’est pas la seule compagnie qui aimerait bien qu’on oublie certains épisodes…

Cette image montre un Hitler très enthousiaste envers le prototype pour la nouvelle coccinelle de Volkswagen…. C’est un modèle qu’il a lui-même demandé. Ses critères: elle doit pouvoir rouler à 100 km/h, elle doit pouvoir contenir 5 personnes, elle doit coûter la même chose qu’une moto. Inutile de dire que Volkswagen n’est pas trop bavarde sur l’histoire.

Nommez moi un des concepteurs importants de la coccinelle de Volkswagen? L’Autrichien Ferdinand Porsche. Oui, le Porsche des autos Porsche. Il a dessiné plusieurs Porsche et a aussi fait avancer la science des tanks allemands. Il a été instrumental lors de la création des fameux et redoutables «Tigers».

Une Porsche.

Il y a aussi la catégorie des compagnies modernes qui manquent juste un peu de tact. Maintes compagnies allemandes ont tenté de nommer des produits «Zyklon», parce que c’est le mot allemand pour «cyclone». Une laveuse Siemens a failli porter le nom de Zyklon pendant un certain temps… Les Juifs ont rapidement demandé des excuses. La raison?

Canisse de Zyklon B vide. Un des gaz utilisés pour liquider les Juifs. Très bon choix de nom pour une laveuse. Ça aurait été encore mieux pour une compagnie de poêles à bois.

Dans le même ordre d’idées, la compagnie allemande Bayer, productrice des Aspirines, a fait partie du groupe d’entreprises I.G. Farben. Ce conglomérat était un groupe de compagnies pharmaceutiques et chimiques en Allemagne lors de la Deuxième Guerre mondiale. Parmi les productions de I.G. Farben: le Zyklon B. Quant à Bayer elle-même, elle donnait des subventions de recherche à des chercheurs nazis qui faisaient des expériences sur les humains à Auschwitz, et lorsqu’un Juif a été celui qui a inventé l’Aspirine, elle a donné le crédit à un imposteur à la place. Encore une fois, les annonces d’Aspirine ne s’étalent pas trop sur le sujet.

En fait, comme presque tout le monde était pratiquement obligé d’être membre du parti nazi, c’était difficile pour une entreprise de ne pas avoir de liens avec le NSDAP. Donc, on ne peut pas trop blâmer… Sauf pour la laveuse Zyklon… Come on là, pas capable de prendre 5 secondes pour taper «Zyklon» dans Google et savoir si le nom était déjà pris? Dans ce cas là, c’est un peu plus problématique qu’un nom déjà pris.

12.3.09

Si seulement Hitler avait été un meilleur écrivain...

(Avant de commencer, je vous rappelle de participer à mon sondage (à la droite de cet article), à moins que vous l’ayez déjà fait. Si vous le faites, ne paniquez pas si vous ne voyez pas le résultat immédiatement, le système semble prendre du temps à réagir…)

En 1923, Hitler et son NSDAP firent une tentative de coup d’État pour prendre le contrôle de l’Allemagne; le plan fût un échec plus ou moins lamentable, mais c’était une graine qui allait germer... Hitler fût arrêté sous un chef d’accusation de haute trahison. Ceci étant dit, sa popularité grandit énormément lors du procès louche qu’il utilisa comme tribune pour parler sans interruption sur sa défense et ses idées. Il passa quand même quelques mois en prison en 1924 et c’est là qu’il commença à dicter «Mein Kampf» à Rudolf Hess (qui fera sûrement, à lui seul, l’objet d’une chronique!). C’est le livre qui allait devenir la Bible imposée aux Allemands. «Mein Kampf» veut dire « mon combat», c’est le titre que l’éditeur a choisi après avoir refusé le titre proposé par Hitler: «Quatre années et demi (de combat) contre les mensonges, la stupidité et la lâcheté» (sans farces). J’aime particulièrement le «de combat» entre parenthèses. Il faut croire qu’Hitler n’avait pas encore suivi son cours «Marketing Nazi 203».

Sérieusement, imaginez-vous en 1925, sans savoir ce que Hitler allait faire… C’est presque possible de le voir comme étant charismatique.

Le livre s’est très bien vendu. Hitler s’acheta une Mercedes alors qu’il était encore en prison et réussit à payer toutes ses dettes. Même plus vieux, il continuait son train de vie grâce aux ventes de «Mein Kampf».

"Georges, est-ce que tu es certain que t’as pas une autre idée de concept pub?"

En théorie, tout le monde avait lu Mein Kampf, en réalité… Bof… Le livre est un interminable amas de chialeries étalées sur deux volumes et 27 chapitres. Même Benito Mussolini, l’autre grand fasciste, n’a pas réussi à finir le livre et l’a décrit comme étant emmerdant et rempli de stéréotypes.

C’est peut-être parce que, en cachette, personne n’avait eu la patience de lire «Mein Kampf» que les acteurs de la Deuxième Guerre n’ont pas vu venir les événements… Pourtant, le plan de Hitler est écrit en grosses lettres dans le livre. C’est à un point tel où je me dis que dans les années menant vers 1939, Hitler devait regretter d’avoir écrit «Mein Kampf» et devait se dire «merde, j’ai déjà tout expliqué mon plan, je n’ai pas l’élément de surprise!». Heureusement pour lui, il semble que «Mein Kampf» soit tellement plate que personne ne l’avait lu.

Churchill se réjouit après avoir reçu «Mein Kampf» comme cadeau de fête.

Sérieusement, Hitler parle de la «destinée historique» de l’Allemagne, qui est de combattre le judaïsme et le communisme, de reprendre possession des terres «germaniques» (genre Autriche, Tchécoslovaquie, Pologne, Alsace…) et d’éliminer les pays qui s’opposeraient à son plan, particulièrement la France de qui il veut se venger.

1935:
«- Euh, Hitler est en train de réarmer l’Allemagne, et ce malgré l’interdiction suivant la Première Guerre mondiale…
- Bon bon bon… Qu’est-ce que tu veux qu’il fasse? En passant, as-tu un quelque chose à mettre en dessous d’une patte de tablette? C’est que ma tablette n’arrête pas de shaker…
- Tiens…»

1936 :
«- Euh, Hitler est en train de remilitariser le Rhin, dans l’ouest de l’Allemagne, malgré l’interdiction…
- Hmmm… c’est pas bon signe, je me demande quel est son plan…»

1938:
«- Euh, Hitler vient d’annexer l’Autriche à l’Allemagne avec des politicailleries pas très catholiques…
- Merde merde merde… Bon, il n’ira sûrement pas plus loin, ça fait plusieurs années qu’on le surveille… Il vient de briser sa parole de façon vraiment intense… Mais bon… Il n’aurait pas l’audace de… »

Un peu plus tard la même année…
«- Euh, Hitler tente d’annexer la Tchécoslovaquie…
- Hein?! Bon… calmons-le une dernière fois… On le laisse faire… Je ne vois vraiment pas pourquoi ça irait plus loin… »

1939:
«- Euh, Hitler vient d’envahir la Pologne
- Ben là… Ok faut déclarer la guerre… Je comprends vraiment pas ce qu’il essaie de faire»

1940:
«- Euh, Hitler vient de faire son Blitzkrieg vers la France et a capturé Paris!
- Qui l’eut cru!»

1944:
«- Euh, apparemment qu’il y a des camps de concentration où Hitler extermine des gens, surtout des juifs, mais aussi des Slaves et des communistes, et des Slaves juifs communistes (quand les dés ne sont pas en ta faveur…)
- Voyons donc!»

1945 :
«- Hitler est mort.
- Ayoye, y’en avait dedans l’père…
Un homme cri dehors :
- Livraison des nouvelles tablettes!
- Oh yeah! Hey c’est quoi ça? Mein Kampf? Y’en a un qui a lu ça?»


La vérité est, bien entendu, beaucoup plus compliquée. Mises à part les conneries les plus évidentes, on reconnaît à «Mein Kampf» plusieurs mensonges sur certains faits (particulièrement sur la jeunesse de Hitler, il romance un peu le tout…) et donc ce devait être un peu tordu de mettre de l’ordre dans le charabia. De plus, plusieurs traductions disponibles à l’époque omettaient certains des commentaires les plus racistes pour ne pas offenser le lectorat. Encore un bel exemple de l’utilité de la censure… Merci de m’avoir épargné la vérité! Aussi, Hitler n’était pas du tout chaud à l’idée que ses livres soient traduits… Particulièrement en français, considérant qu’il explique assez clairement que pour que son idéal germanique puisse exister, la France devait être éliminée.

En fait, la seule chose qui ne semble pas aller comme prévu est que Hitler n’avait aucune envie de faire la guerre à l’Angleterre (et aux États-Unis). Il expliquait même clairement que ses alliées seraient l’Italie ET la Grande-Bretagne… Oups.

Il reste que plusieurs lecteurs modernes seront surpris à la lecture de ce livre qui semble assez bien prédire ce qui allait se passer…

1.12.08

La couille d'Hitler

Ok, c’est le moment de parler des Guerres Mondiales. Attendez-vous à me voir écrire sur le sujet à plusieurs reprises. Après tout, y’a t’il vraiment des sujets contenant plus de faits potentiellement humoristiques que la Deuxième Guerre mondiale? La réponse est «oui, à peu près n’importe quel sujet». Alors commençons.

Adolf Hitler n’a pas seulement été un acteur de la Seconde Guerre mondiale. Oooooh non. Il a aussi participé à la Première. En fait, il l’attendait vraiment cette Guerre. Pendant ses jeunes années d’ado/jeune adulte, il a eu une vie de merde et passait son temps à avoir faim dans des trous miteux de Vienne. C’est pendant ces années formatives qu’il commença à adhérer aux merveilleuses idées qui allaient le pousser au sommet des tronches les plus reconnues de l’histoire de l’humanité. Mais bref, quand l’opportunité de promouvoir le nationalisme allemand est apparue en 1914, il s’est dit «alright!». C’est «in Ordnung!» en Allemand. Tout compte fait, j’espère qu’il n’a pas dit ça.

Août 1914, on annonce le début de la Première Guerre à Munich. On a trouvé Hitler dans la foule, il est en train de jubiler et il tapote ses doigts ensemble et en disant «excelleeeeeeent». Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Il se lança à vive allure aux bureaux de l’armée et devint immédiatement soldat. Donnons le lui, il était assez «mindé» merci. Il avait un des postes les plus dangereux et participa à des batailles atroces du genre de Passchendaele et de la Somme (ce sont aussi des batailles importantes dans l’histoire du Canada, pour ceux que ça intéresse). Même si certains de ses anciens compagnons de combat finiront par dire qu’il était assez « felluette » et se plaignait tout le temps (je suppose que pour l’Allemand ayant côtoyé Hitler, c’était mieux de dire des choses comme ça en 1950…), il est quand même sorti de la Guerre avec un paquet de médailles et un rang assez respecté. Enfin, un tremplin pour sa carrière. Mais il n’a pas seulement gagné des choses pendant la Première Guerre mondiale. Non. Il aurait aussi perdu des choses. Notamment, une couille.

Il a été blessé grièvement à deux reprises. Mais c’est en 1916, à la bataille de la Somme, qu’il aurait reçu une blessure «dans la région de l’aine» (la Somme? Peut-être qu’un Canadien lui a «shooté» sa gosse, ce serait merveilleux n’est-ce pas). Mais est-ce que sa blessure fut vraiment de nature testiculaire? Le tout demeure plus ou moins un mystère…

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les Britanniques chantaient des railleries sur les leaders Allemand. Il y avait la fameuse chanson qui se traduisait un peu comme suit «Hitler n’a qu’une couille, Göring en a deux mais elles sont très petites, pour Himmler c’est la même chose mais le pauvre Goebbels n’en a pas du tout, Hitler n’a qu’une couille, l’autre est sur le mur de la cuisine, c’est sa pauvre mère qui lui a coupée quand il était petit». Eh ben vous m’en direz tant… Y’avait t’il une vérité sous cette charmante comptine?

Comme vous le savez peut-être, en avril 1945, Hitler s’est suicidé et son corps a été brûlé avant que les alliés l'atteignent dans son bunker de Berlin. Ce sont les Russes qui arrivèrent en premier, créant un «froid» qui allait demeurer pendant un bon bout de temps (oh oh oh!). Ils ont dit qu’ils avaient trouvé le corps (semi calciné) de Hitler. Selon les médecins légistes Russes, Hitler n’avait qu’une couille! (Insérez un son d’étonnement ici). Bien entendu, les Russes refusèrent l’accès au corps d’Hitler.

«- Il lui manque une couille!
- Je crois que vous êtes en train de confondre Hitler avec une théière monsieur
- IL LUI MANQUE UNE COUILLE!
- Vous n’avez aucun problème avec le fait que la couille restante soit sur sa tête ?
- COUIILLLLE!
- Théière… »

À Berlin et même avant, lors de leur furieuse et violente marche vers le coeur du troisième Reich, ces Russes ont capturé énormément de documents. Pendant plusieurs années ils refusèrent l’accès à ces choses. Même aujourd’hui, il est possible qu’on découvre de nouveaux faits ahurissants à propos de la Deuxième Guerre mondiale simplement parce que ceux-ci sont demeurés cachés quelque part (en Russie…). C’est quand même dommage.

Vladimir «je vis dans une démocratie qui n’a rien à cacher» Poutine. La Russie, toujours si ouverte.

Pendant plusieurs années, on continua à débattre sur le sujet de la couille de façon sporadique. Des médecins proclamèrent que l’on n’avait aucune raison de douter des Russes sur ce sujet. D’autres disaient que le corps devait être trop calciné, ou même introuvable. Les Russes affirment n’avoir complètement détruit le corps d’Hitler qu’en 1970… Ce n’est pas clair… Mais la fin d’Hitler fut assez Hollywoodienne. Quand il se suicida (en prenant du cyanure et se tirant dans la bouche en même temps, on prend pas de chances), les Russes étaient littéralement à deux coins de rues de son bunker. Son corps a été mis dans un trou de bombe juste en dehors du bunker, couvert de gaz, et flambé. Il me semble assez possible que «la job ait été un peu botchée», considérant la situation critique... Après tout, celui de Joseph Goebbels a été retrouvé qu’à moitié brûlé (vous pouvez voir une photo sur l’internet, c’est assez joli). Ce dernier a probablement eu de la difficulté à s’asperger d’essence. J’avoue que c’est le genre de choses que j’aurais faites avec plus ou moins d’enthousiasme. Non, non, la vraie raison est que les gars dont le rôle était de le brûler ont manqué de gaz. Sérieusement. Je suppose que la carcasse d’Hitler, à l’image de son propriétaire, avait été plus coriace que prévu la veille.

Pour en revenir à la couille d’Hitler, le sujet m’a été inspiré par une nouvelle toute récente. Ce mois-ci, oui, Novembre 2008, on a découvert le témoignage qu’un ancien combattant Allemand de la Première Guerre mondiale aurait fait dans les années 60 à un prêtre polonais. Le soldat médecin, Johan Jambor, a sauvé la vie d’Hitler avec l’aide de ses compagnons soldats après que notre dictateur machiavélique favori ait reçu sa blessure à l’entrejambe en 1916. Apparemment que monsieur Jambor n’était pas trop friand des discussions sur le sujet. Je me demande pourquoi il n’en a parlé qu’à un prêtre et ce derrière un confessionnal…

«J’ai sauvé Hitler»

Jambor a raconté au prêtre comment son ami Blassius et lui avaient sauvé Hitler et il a mentionné la perte testiculaire. Le prêtre nota le tout. La note a été trouvée ce mois-ci. On a ensuite consulté d’autres archives pour voir comment l’ami Blassius avait raconté cette histoire… Il se trouve que Blassius a confirmé tous les détails de la note du prêtre, comment Hitler saignait de l’entrejambe, comment il avait perdu une gosse, comment ils l’appelaient «le gueuleur» parce qu’il n’arrêtait pas de gueuler, comment il avait demandé «vais-je pouvoir avoir des enfants?», etc. Dans le détail. Il semble de plus en plus évident qu’Hitler n’avait qu’une couille.

On se demande à quel point la couille manquante a pu affecter le développement mental d’Hitler. Peut-être même que sa petite faiblesse au niveau testiculaire et l’effet psychologique que ceci entraîne pourraient expliquer certaines de ses pratiques sexuelles douteuses. Je sais je sais, vous ne vous pouvez plus, vous VOULEZ entendre parler de la sexualité de Hitler. Et bien pour ça il faudra attendre, moi j’ai d’autres choses à faire. Allez, shoo! Partez.

PS: Je n’arrive pas à déterminer si le titre de cet article fait référence à la couille absente ou la couille présente.